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📰 FaithStories News Desk · Article #552 · Published: 05 Nov 2026, 05:25 AM UTC

L'Œuvre d'Orient, 170 ans après 1856 : Léon XIV reçoit à Rome les chrétiens d'Orient et soutient un réseau d'universités pour la paix

Grande salle historique du palais apostolique du Vatican avec hautes fenêtres et lumière dorée de l'après-midi, délégation assise en rangs vue de dos, architecture élégante, sans texte
Léon XIV a reçu la délégation le matin du 4 novembre dans la salle du Consistoire du palais apostolique, selon le Bulletin de la Salle de presse du Saint-Siège.

Cent soixante-dix ans après sa fondation, une œuvre née dans les amphithéâtres de la Sorbonne est entrée le 4 novembre dans la salle du Consistoire du palais apostolique. Léon XIV y a reçu la délégation de L'Œuvre d'Orient et de l'Institut Chrétiens d'Orient, deux institutions françaises au service des chrétiens d'Orient. Le Pape leur a confié une mission qui tient en une phrase : devenir des serviteurs d'une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante.

L'Œuvre d'Orient est une association catholique française qui soutient les communautés chrétiennes orientales depuis 1856, selon Vatican News. Elle agit dans 23 pays, du Moyen-Orient à la Corne de l'Afrique, de l'Europe orientale à l'Inde, grâce au soutien d'environ 80 000 donateurs. Fondée par un groupe de professeurs de la Sorbonne, elle est reconnue d'intérêt général et liée à l'archevêque de Paris, selon le récit détaillé de l'audience.

Depuis septembre 2025, l'association est dirigée par Mgr Hugues de Woillemont, ancien secrétaire général de la Conférence des évêques de France, selon la même source. Il a succédé à Mgr Pascal Gollnisch, à la tête de l'association depuis 2010. Son directeur général est aussi vicaire général de l'Ordinariat pour les catholiques orientaux résidant en France, guidé par l'archevêque de Paris Laurent Ulrich.

La délégation se trouve à Rome pour le colloque international « La paix à l'épreuve du monde : chrétiens d'Orient, conflits et construction de la paix », prévu les 5 et 6 novembre. Organisé par l'Institut Chrétiens d'Orient, le colloque réunira des enseignants d'universités catholiques européennes et d'autres pays. Il s'inscrit dans les célébrations du 170e anniversaire de L'Œuvre d'Orient, dont l'initiative avait été annoncée dès le printemps comme un « forum sur la paix », sans que les dates aient été fixées.

L'Œuvre d'Orient et l'Institut Chrétiens d'Orient à Rome

L'Institut Chrétiens d'Orient, inauguré en octobre 2020, est dirigé par son fondateur Antoine Fleyfel, théologien et philosophe franco-libanais lié à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, selon le récit de l'audience. L'Œuvre d'Orient en a soutenu le lancement avec un financement de 120 000 euros. L'institut promeut des cours, des recherches et des publications sur l'histoire, la théologie et la situation politique des communautés chrétiennes orientales, en collaborant aussi avec des universités de l'Europe orientale, dont l'Université pontificale Jean-Paul II de Cracovie.

Le 10 mai dernier, pour l'anniversaire, le cardinal Claudio Gugerotti, préfet du Dicastère pour les Églises orientales, avait célébré une messe dans la cathédrale Notre-Dame, selon la même source.

Dans son discours, dont le texte original est en français selon le Bulletin de la Salle de presse du Saint-Siège, Léon XIV a rappelé les victimes des conflits armés. Il a évoqué la commémoration de tous les fidèles défunts, célébrée le lundi 2 novembre, une occasion de confier à la miséricorde divine les nombreuses victimes des conflits armés qui ensanglantent encore le monde. Le mois de novembre, a-t-il dit, nous invite ainsi à l'espérance, la vertu qui éclairera la réflexion des deux jours du colloque.

Léon XIV et les critères d'une paix juste et durable

Le Pape a encouragé les participants du colloque à s'interroger sur les conditions nécessaires pour construire une « paix juste et durable », surtout au Moyen-Orient, à travers la confrontation entre disciplines académiques différentes, selon le texte officiel. Il les a invités à travailler, au cours des prochains jours, avec « un cœur humble et artisan de paix », reprenant deux passages de son discours au Corps diplomatique du 9 janvier 2026. Le dialogue entre la philosophie et les autres disciplines permet de redécouvrir le sens des mots et des concepts utilisés, ce qui est probablement l'un des principaux défis de notre époque, a-t-il ajouté.

En ce sens, a poursuivi Léon XIV, il est bon que les organisateurs, à travers ce colloque, donnent le coup d'envoi à la création d'un réseau international d'universités qui fasse de la paix un objet de recherche, selon le texte officiel. Le dialogue entre foi et raison, culture et histoire est la voie indispensable pour la justice et la réconciliation. C'est aussi ce qu'a retenu le service catholique suisse Cath-Info : les deux organisations ont demandé au Pape de soutenir la constitution d'un réseau d'universités pour la paix, et Léon XIV les a encouragées à réfléchir aux critères d'une paix juste et pérenne.

Le Pape a mentionné le Moyen-Orient et l'Europe orientale, sans faire référence à des pays précis, pas même à ceux les plus concernés par les conflits et les interventions humanitaires de L'Œuvre d'Orient, comme le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Ukraine, selon le récit de l'audience. Réfléchir aux critères d'une paix juste, selon le Pape, c'est se mettre au service d'une « paix désarmée et désarmante, humble et persévérante ». Il a conclu en confiant les travaux à la Vierge Marie, invoquée comme « Reine de la paix » et « Trône de la Sagesse », et en citant l'Évangile de Jean : « L'un sème et l'autre moissonne ».

Ce verset, tiré du chapitre 4 de Jean, donne au colloque sa tonalité profonde : le travail intellectuel demande l'humilité de celui qui sait que les résultats de la recherche peuvent mûrir grâce à l'engagement de ceux qui l'ont précédé. Les universitès réunies à Rome les 5 et 6 novembre ne chercheront donc pas une formule magique pour la paix. Elles chercheront les mots justes, les critères partagés et les ponts entre disciplines, pour que la paix devienne autre chose qu'un slogan.

La vie de l'Église en France et en Afrique francophone a déjà été racontée sur ce site, notamment dans Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes : 120 évêques, l'après-visite du pape et l'élection présidentielle et dans Mgr Munzihirwa, 30 ans après : à Kinshasa et Lubumbashi, l'Église du Congo honore l'archevêque de Bukavu assassiné pour la paix. La prière pour les défunts, au cœur du discours du Pape, a été expliquée dans Aujourd'hui, 2 novembre : pourquoi un prêtre peut célébrer trois messes pour les défunts, et les grands rassemblements d'évangélisation en Afrique dans COSA 2026 à Yopougon : 30 000 participants attendus pour la croisade d'évangélisation.

Quand le colloque s'achèvera le 6 novembre, la question restera ouverte : ce réseau d'universités pour la paix verra-t-il le jour au-delà des discours, avec des programmes, des chercheurs et des budgets ? Les délégués repartiront de Rome avec une bénédiction papale et une phrase à méditer, celle du semeur et du moissonneur. La réponse, elle, s'écrira dans les mois qui viennent, dans les salles de cours de Paris, de Beyrouth et de Cracovie, là où la paix doit d'abord retrouver le sens de ses mots avant de devenir une réalité sur le terrain.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que L'Œuvre d'Orient ?

Une association catholique française fondée en 1856 qui soutient les communautés chrétiennes orientales dans 23 pays, grâce à environ 80 000 donateurs.

Que s'est-il passé le 4 novembre 2026 au Vatican ?

Léon XIV a reçu en audience la délégation de L'Œuvre d'Orient et de l'Institut Chrétiens d'Orient, dans la salle du Consistoire du palais apostolique, selon le Bulletin de la Salle de presse.

Qu'est-ce que le colloque des 5 et 6 novembre ?

« La paix à l'épreuve du monde : chrétiens d'Orient, conflits et construction de la paix », organisé par l'Institut Chrétiens d'Orient dans le cadre du 170e anniversaire.

Quel réseau le Pape a-t-il soutenu ?

Un réseau international d'universités faisant de la paix un objet de recherche, avec le dialogue entre foi et raison, culture et histoire comme voie vers la justice et la réconciliation.

Qui dirige L'Œuvre d'Orient ?

Mgr Hugues de Woillemont depuis septembre 2025, ancien secrétaire général de la Conférence des évêques de France, successeur de Mgr Pascal Gollnisch.

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